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ALBERT-ERNEST CARRIER-BELLEUSE, 1824 - 1887 IMPORTANTE FIGURE FÉMININE

La virtuosité du sculpteur Albert-Ernest Carrier-Belleuse trouve sa parfaite expression dans cette figure féminine en bronze grandeur nature, réalisée entre 1867 et 1878, dont la fonte est d'une qualité et d'une précision exceptionnelles. Le chatoiement des couleurs, l’éclat des bronzes, la riche diversité des matériaux employés mettent en exergue l’incroyable maîtrise du sculpteur. Ainsi, le corps entier de la figure féminine se fond en une élégante ligne serpentine partant de l’index dressé vers le ciel, glissant le long du bras droit puis du gauche, se coulant dans les plis de la tunique pour venir se poser sur la pointe de la sandale droite. La chevelure, relevée à l’antique aux deux tresses ondulant de part et d’autre du visage, se décompose en une infinité d’ondulations. Les plis de la tunique, alternant entre souplesse et tension, dessinent avec précision les courbes d’un corps qu’ils voilent autant qu’ils ne révèlent. En 1840, Albert-Ernest Carrier-Belleuse est admis aux Beaux-Arts de Paris sous la direction de Pierre Jean David d’Angers (1788-1856). Après un séjour en Angleterre, en 1855, il se voit confié plusieurs commandes officielles destinées à orner des bâtiments publiques tels que le Louvre, l’Hôtel de Ville et la Comédie Française. Plus tard, en 1875, il réalisera une importante paire de candélabres monumentaux destinée à orner le fastueux escalier d’honneur de l’Opéra Garnier. La figure féminine est remarquablement mise en valeur par un socle en onyx richement élaboré, attribué au décorateur-ornemaniste Eugène Cornu (1827-1899), composé d’une colonne cannelée à décor de frises de feuilles de laurier en bronze doré reposant sur une plinthe polygonale, et flanquée de deux chimères en bronze à patine brune dans le style néo-gothique. Le motif de la chimère semble être un sujet récurrent dans la production de la Compagnie. En effet, une « chimère ailée » est mentionnée dans le Catalogue des modèles pour bronzes d’art et de grande décoration provenant de la Société des marbres et Onyx d’Algérie (Paris, 21-24 juin 1886, sous le lot 292). Dès 1865, commence ce qui sera une longue et fructueuse collaboration entre Carrier-Belleuse et Cornu avec la Compagnie des Marbres Onyx d’Algérie (C.M.O.A.). Fondée par Alphonse Pallu (1808-1880), cette société acquiert les droits d’exploitation des carrières de la province d’Oran, dès 1858, et se dote en 1861 de sa propre fonderie d’art. Elle bénéficie rapidement d’une solide réputation dans la production d’objets d’art et de décoration de grand luxe, intégrant des œuvres de sculpteurs renommés, celles de Carrier-Belleuse en particulier, au bronze, à l’onyx et aux émaux champlevés. Riche de son expérience de Dessinateur et Directeur des Travaux au sein de la Maison Tahan, l’ornemaniste et sculpteur  Louis-François-Eugène Cornu (1827-1899) rejoint la Compagnie, bien avant d’en prendre la direction, vers 1870-1873, succédant à Gustave Viot. Il insuffle un nouvel élan à la compagnie qui prend alors le nom de Société des Onyx d’Algérie E. Cornu et Cie. Cornu participa également à la réalisation de certaines sculptures alliant le bronze à l’onyx telles que celles de Charles-Henri-Joseph Cordier ou de Louis-Ernest Barrias. “ Des torchères, des vases, des coupes de dimensions considérables, en marbre variés, et surtout l’heureux emploi des onyx de l’Algérie, alliés aux métaux, fournissent des richesses décoratives habilement développées par le crayon de M. Cornu, et le beau talent du statuaire Carrier Belleuse » (Exposition Universelle de 1867 à Paris, op.cit.). L’emphase du jury, faisant une description dithyrambique du stand de la Compagnie des Marbres Onyx d’Algérie, reflète l’engouement que rencontre la collaboration de Carrier-Belleuse et Eugène Cornu. L’Exposition Universelle de 1867 consacre d’ailleurs le travail commun de Viot, encore directeur de la Compagnie, et Cornu qui remportent ensemble la médaille d’or. La Compagnie est également fière de présenter  lors de cette exposition de 1867 une impressionnante pendule sur laquelle apparaît pour la première fois notre figure féminine en bronze réalisée par Carrier-Belleuse, et qui sera par la suite déclinée en portes-torchère et candélabres, souvent présentés en paire. Fortement plébiscitée, cette figure féminine  fut à nouveau présentée lors de plusieurs expositions internationales, dont la Philadelphia Centennial Exhibition de 1876, puis une fois encore à Paris, à l’Exposition Universelle de 1878. Une illustration réalisée in situ par Henry Penon, fervent chroniqueur des Expositions Universelles, atteste de la popularité toujours aussi grande dont jouit ce modèle neuf ans après sa première présentation au public. Plusieurs variantes du bronze sont conservées aux Etats-Unis, dont l’une au Lambert’s Castle, New Jersey, et une autre au Roosevelt Waldorf Astoria Hotel, à la Nouvelle Orléans, probablement sous l’impulsion de l’exposition de 1876. La figure féminine la plus proche de notre version, également en bronze argenté rehaussé de bronze doré, se trouve sur le modèle conservé au National Watch and Clock Museum de Columbia (in. no. 83.82.15). La datation de notre modèle, entre 1867 et 1878, se base sur sa première et sa dernière présentation aux Expositions Universelles, datation également suggérée par June Hargrove. Le bronze argenté signé A. CARRIER

  • FRAFrance
  • 2013-11-07
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