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Exceptionnelle commode en console en marqueterie de ronce de noyer
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About the item

La façade en placage de loupe de noyer dans un encadrement d'amarante avec un léger ressaut, séparé au centre par un montant et flanqué de chaque côtés de deux étagères à bordures et encadrement de bronze doré formant six rayonnages ; l'intérieur plaqué de bois satiné ; les côtés ornés de panneaux en marqueterie à motif de losanges et rosaces entrelacés ; les montants arrondis ; riche ornementation de bronze doré : chutes antérieures à têtes de bélier, chutes en console à l'arrière, piastres, rosaces à feuilles de chêne, vase stylisé à bouquet de roses, tablier, grandes feuilles d'acanthe recouvrant les pieds cambrés ; plateau de marbre blanc veiné partiellement ceint d'une galerie ajourée en bronze doré \nJean-Henri Riesener, reçu maître en 1768\nCe modèle de meuble est appelé parfois commode en bibliothèque ou commode à jour, ceci dès le XVIIIe siècle où un meuble identique est décrit de deux façons différentes chez madame de Pompadour  au château de Ménars en 1764 ("N 1938   une petite commode en bibliothèque de bois d'acajou à la grecque avec son dessus de marbre d'Italie, 75 l ») puis lors de son envoi en 1779 à Paris (« N 6 une commode à jour en bois d'acajou avec son dessus de marbre griotte... » ).\nMadame de Pompadour commanda également deux autres commodes de ce type. La première fut livrée par Lazare Duvaux le 3 juin 1752 pour le cabinet de la bibliothèque du château de Crécy : « Un corps de commode en ancienne laque à armoires des deux côtés plaquées en dedans en bois de rose ; l'intérieur du corps de la commode plaqué partout de bois de rose à fleurs de rapport sur les tablettes à crémaillères en bois naturel, garni en bronze doré d'or moulu avec une tablette garnie en velours  1200 livres ». Le 4 août 1755, la marquise commanda à Duvaux trois autres meubles dont une commode en console et deux encoignures pour meubler les cabinets d'entresol de sa résidence parisienne, l'actuel Palais de l'Elysée : « un corps de commode sans tiroirs avec armoires aux deux bouts plaqué et orné comme les encoignures 820 l -une table en console plaquée de même bois et ornements dorés, le marbre sarrancolin, 480 l... ».\nEn 1764, la commode est décrite sous le numéro 134 : « une commode ouverte de bois satiné ». De ses deux textes, nous pouvons en déduire qu'il n'y avait pas de dénomination précise et que le rédacteur était obligé de décrire le meuble. De même  le rédacteur établissait formellement une différence entre une commode et une console ; d'autre part celle destinée à présenter des livres comportait un système de tablette réglable en hauteur.\n\nLa postérité de l'atelier de Jean-François Oeben\nJean François Oeben (1721-1763) épousa en 1749 Françoise Marguerite Vandercruse sœur de l'ébéniste Roger Vandercruse. De cette union quatre filles naquirent. Devenu ébéniste du Roi le 15 décembre 1754 et logé au Louvre puis aux Gobelins et enfin à l'Arsenal, il travailla pour madame de Pompadour, pour le Garde Meuble royal, pour le dauphin et la dauphine dans leurs appartements privés mais également pour le clan Choiseul et la haute aristocratie. Il mourut subitement le 21 janvier 1763. Quatre ans plus tard, la veuve Oeben épousait le 6 aout 1767  l'ancien apprenti devenu le principal commis de l'atelier de son défunt époux, Jean Henri Riesener, dont elle n'eut qu'un fils le futur peintre Henri François Riesener 1767-1828.\nJean Henri Riesener reprit donc l'atelier que la veuve Oeben avait conservé avec les outils et le stock de meubles en cours de fabrication. Ce dernier ne devint ébéniste du roi  qu'en 1768. A ce titre, tous les meubles fabriqués dans l'atelier d'Oeben entre le décès d'Oeben et la maîtrise de Riesener portent l'estampille d'Oeben dont la veuve avait conservé le droit d'apposer le fer de son époux. Dès 1769, Riesener apposait son estampille sur le fameux bureau du roi (Musée National du château de Versailles inv. V 3750 .\nC'est donc précisément pendant cette période charnière que cette commode en console et sa sœur jumelle sortirent des ateliers (ancienne collection de M. et Mme. Delplace, vente Sotheby's Monaco 15 juin 1996, lot 76 puis collection de Monsieur Djahanguir Riahi illustrée dans Quelques chefs d'œuvre de la collection Djahanguir Riahi, F.M.R. 1999, pp.187 à191). En effet, si notre console porte l'estampille de Jean-Henri Riesener  ce qui implique une exécution postérieure à 1768, sa sœur jumelle est estampillée de Jean-François Oeben. Ces deux commodes ont donc bien été probablement exécutées, vers 1768,  par Jean Henri Riesener dans l'atelier de la veuve Oeben.\n\nLe décor de marqueterie et de bronze doré\nExtrêmement sophistiquée cette marqueterie à losanges lobés, à motif de quartefeuilles sur fond de sycomore, liés de joncs se retrouve rarement sur la production d'Oeben. Seul un secrétaire vente Sotheby's Londres 22 novembre 1963 lot 131 nous est actuellement connu (illustré dans Rosemarie Stratmann-Dohler, Jean-François Oeben, Les cahiers du mobilier, 2002 p 162.\nD'une particulière originalité, certains bronzes sont semble-t-il uniques dans le corpus de l'œuvre de l'ébéniste. Il en est ainsi du vase fleuri et de l'ornement bas du même panneau central. Tandis que les chutes à décor de bélier furent souvent utilisées par Oeben notamment sur le secrétaire conservé à la Résidence de Munich. A son décès en 1763, il travaillait avec le fondeur Duplessis avec les ciseleurs Hervieux et Forestier. Les deux experts commis lors de l'inventaire de 1763, les ébénistes Joubert et Dubois décrivent des chutes en tête de bélier destinées à orner une commode.
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condition

The illustrations are quite reliable; the one on the folding page is a little dull with regard to the marquetry and a little orange with regard to the bronzes; the detail is too dark. The woodwork: the construction is remarkable (assemblages, top; the back with panels), the use of white wood boards; woodworm holes on the frame. The marquetry and the veneering: great refinement in the choice of essence and design on the marquetry; the loupe captures the light and gives a watered effect to the veneering on the façade; a few marks of old restoration to the veneering (blocked woodworm holes).The shelves have a few stains in places. The bronzework: probably the best in quality: exceptional chasing for giltbronze work unseen in Jean-François Oeben's répertoire (notably the feet in acanthus flowers and the ornements on the central mount); the falls from the rams' heads however, can be found on other works by J.F.Oeben. The commode of the old Delpalce collection possesses a hook on the interior of the feet in the shape of an acanthus flower, as well as a giltbronze border running from the bottom of the feet to the central apron. This ornamentation has disappeared on the commode, as is confirmed by discreet traces, which mark the places in which the ornamentation was attached. The gilding is original, with a few wears paticularly to the flat areas. The marble: is original with its giltbronze balcony rim (this had disappeared on the commode sold at the Sotheby's sale in 1996, see notes). Small restoration (welding) to be done on the rim at the back. The marble is stained and lightly scratched, a few little chips on the lines. An exceptional piece of furniture, as a result of its design and proportions (the open façade and tautness of the sides). The only other known model is its twin, stamped J.F.Oeben, with an identical quality of production. This piece perfectly illustrates the refinement and the technical mastery of one of the greatest furniture makers during the transition period from Louis XV to Louis XVI, from J.F.Oeben to J.H.Riesener. To recommend. "In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue. NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."

provenance

Probablement chez Rosenberg et Stiebel, New York aux environs de 1965 Galerie Jean Lupu, Paris en 1975 Collection privée, France


*Note: The price is not recalculated to the current value. It refers to the actual final price at the time the item was sold.

*Note: The price is not recalculated to the current value. It refers to the actual final price at the time the item was sold.


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