Galerie Dreyfus

GALERIE DREYFUS, based in Basel, Switzerland, presents works of ancient and modern art. From Antoine Le Nain to Donald Judd, through Greuze, Renoir and Pablo Picasso, their collection represents a broad range of styles and periods from the history of art.

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Objects "Galerie Dreyfus"

GILLIS VAN TILBORG - Scène villageoise

3ème quart du 17e siècle Huile sur toile 91 x 101 cm. Provenance : Tajan Paris, 2004. Huile sur toile 91 x 101 cm. Provenance : Tajan Paris, 2004. Huile sur toile 91 x 101 cm. Provenance : Tajan Paris, 2004. Une douzaine de personnages sont rassemblés dans ce qui semble être une clairière. Le premier plan est occupé par des récipients et des victuailles négligemment posés sur le sol. Disposés comme une nature morte, ils sont représentés avec beaucoup de réalisme. Ce n’est qu’au second plan qu’interviennent les personnages. D’abord un couple assis à droite. L’homme de dos semble jouer de la flûte tandis que la femme qui lui fait face lui tend un papier. Ils semblent disproportionnés par rapport aux autres personnages situés en arrière. Ceux-ci, à défaut d’être attablés, sont pour certains assis autour d’une broche, des assiettes sur les genoux. D’autres debout à droite observent quelque chose dissimulé à notre vue. Quatre enfants sont ici présents. Les hommes, à en croire leurs mises, chapeaux, jabots et manches en dentelle, semblent appartenir à une classe sociale élevée. L’une des femmes nous fixe avec attention, elle-même observée par son voisin. La scène est nocturne, la lumière émane de l’angle inférieur gauche, probablement un feu non visible ici. Elle éclaire plus fortement les objets du premier plan et le couple de droite. Les couleurs, où domine le brun, sont plutôt ternes, animées par quelques touches de blanc et surtout le rouge et le bleu de la femme de droite, qu’on retrouve atténués chez certains personnages du fond. Gillis Van Tilborg (1625-1678) est un peintre bruxellois de scènes de genre. Membre de la guilde bruxelloise de Saint Luc, il ouvre son propre atelier. Dans la tradition de la peinture flamande, où s’illustre en particulier Bruegel, la scène de genre est prétexte à montrer la vie quotidienne de ses contemporains, observée avec acuité. S’y mêlent parfois des connotations morales, notamment dans les scènes de tavernes, mais aussi une certaine mélancolie comme ici, où les personnages, figés, baignent dans la lumière d’une veillée au coin du feu. Si le sujet reste assez énigmatique, cette œuvre évoque cependant uneRéunion familiale en plein air,des années 1660-70, au Louvre. Si Gillis Van Tilborg puise son inspiration dans l’observation du genre humain dans son quotidien, il développe aussi un talent particulier pour peindre des natures mortes, comme le montre son premier plan à la composition soignée, arrangeant drapé et légumes avec rechercheRead more

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PIETER COECK VAN ALST - Adoration des Mages

vers 1540 106 x 90cm Certificat René Millet Expertise 106 x 90cm Certificat René Millet Expertise Ce triptyque nous présente trois épisodes de l’enfance du Christ. Entre une adoration des bergers sur le volet de gauche et la circoncision sur celui de droite, le panneau central, majestueux, nous montre, les rois Mages venant se prosterner devant l’Enfant Jésus. La scène est actualisée à l’époque du peintre, les personnages y sont vêtus à la mode de la Renaissance, dans le but d’actualiser le message divin. On reconnait sur les trois panneaux le couple familier de Marie, en bleu, et Joseph, en rouge. L’Enfant Jésus, bébé nu bénissant, semble perdu dans la composition fourmillante de détails où l’œil ne sait où se poser. Des architectures en ruine campent l’espace, avec des piliers richement sculptés et des fragments d’arcades qui répondent aux volutes du cadre du triptyque. Ces ruines sont caractéristiques du goût renaissant pour l’Antiquité, comme on en trouve dans la peinture italienne contemporaine. Elles témoignent d’une connaissance et d’une réinterprétation de ces modèles. La tradition flamande se perçoit, en revanche, dans le traitement soigné du paysage regorgeant de détails ainsi que dans la minutie du rendu des matières comme les étoffes précieuses des Mages ou les pièces d’orfèvrerie. La palette de couleurs vives déploie une gamme de rouges qui harmonisent les différents panneaux. Des jaunes dorés y répondent, soulignant l’aspect fastueux des scènes, tempérés par les gris-bleus des architectures. Ce retable, probablement destiné à la dévotion privée d’un riche commanditaire, respire l’opulence. Ce triptyque nous présente trois épisodes de l’enfance du Christ. Entre une adoration des bergers sur le volet de gauche et la circoncision sur celui de droite, le panneau central, majestueux, nous montre, les rois Mages venant se prosterner devant l’Enfant Jésus. La scène est actualisée à l’époque du peintre, les personnages y sont vêtus à la mode de la Renaissance, dans le but d’actualiser le message divin. On reconnait sur les trois panneaux le couple familier de Marie, en bleu, et Joseph, en rouge. L’Enfant Jésus, bébé nu bénissant, semble perdu dans la composition fourmillante de détails où l’œil ne sait où se poser. Des architectures en ruine campent l’espace, avec des piliers richement sculptés et des fragments d’arcades qui répondent aux volutes du cadre du triptyque. Ces ruines sont caractéristiques du goût renaissant pour l’Antiquité, comme on en trouve dans la peinture italienne contemporaine. Elles témoignent d’une connaissance et d’une réinterprétation de ces modèles. La tradition flamande se perçoit, en revanche, dans le traitement soigné du paysage regorgeant de détails ainsi que dans la minutie du rendu des matières comme les étoffes précieuses des Mages ou les pièces d’orfèvrerie. La palette de couleurs vives déploie une gamme de rouges qui harmonisent les différents panneaux. Des jaunes dorés y répondent, soulignant l’aspect fastueux des scènes, tempérés par les gris-bleus des architectures. Ce retable, probablement destiné à la dévotion privée d’un riche commanditaire, respire l’opulence. Ce triptyque nous présente trois épisodes de l’enfance du Christ. Entre une adoration des bergers sur le volet de gauche et la circoncision sur celui de droite, le panneau central, majestueux, nous montre, les rois Mages venant se prosterner devant l’Enfant Jésus. La scène est actualisée à l’époque du peintre, les personnages y sont vêtus à la mode de la Renaissance, dans le but d’actualiser le message divin. On reconnait sur les trois panneaux le couple familier de Marie, en bleu, et Joseph, en rouge. L’Enfant Jésus, bébé nu bénissant, semble perdu dans la composition fourmillante de détails où l’œil ne sait où se poser. Des architectures en ruine campent l’espace, avec des piliers richement sculptés et des fragments d’arcades qui répondent aux volutes du cadre du triptyque. Ces ruines sont caractéristiques du goût renaissant pour l’Antiquité, comme on en trouve dans la peinture italienne contemporaine. Elles témoignent d’une connaissance et d’une réinterprétation de ces modèles. La tradition flamande se perçoit, en revanche, dans le traitement soigné du paysage regorgeant de détails ainsi que dans la minutie du rendu des matières comme les étoffes précieuses des Mages ou les pièces d’orfèvrerie. La palette de couleurs vives déploie une gamme de rouges qui harmonisent les différents panneaux. Des jaunes dorés y répondent, soulignant l’aspect fastueux des scènes, tempérés par les gris-bleus des architectures. Ce retable, probablement destiné à la dévotion privée d’un riche commanditaire, respire l’opulence. Ce triptyque nous présente trois épisodes de l’enfance du Christ. Entre une adoration des bergers sur le volet de gauche et la circoncision sur celui de droite, le panneau central, majestueux, nous montre, les rois Mages venant se prosterner devant l’Enfant Jésus. La scène est actualisée à l’époque du peintre, les personnages y sont vêtus à la mode de la Renaissance, dans le but d’actualiser le message divin. On reconnait sur les trois panneaux le couple familier de Marie, en bleu, et Joseph, en rouge. L’Enfant Jésus, bébé nu bénissant, semble perdu dans la composition fourmillante de détails où l’œil ne sait où se poser. Des architectures en ruine campent l’espace, avec des piliers richement sculptés et des fragments d’arcades qui répondent aux volutes du cadre du triptyque. Ces ruines sont caractéristiques du goût renaissant pour l’Antiquité, comme on en trouve dans la peinture italienne contemporaine. Elles témoignent d’une connaissance et d’une réinterprétation de ces modèles. La tradition flamande se perçoit, en revanche, dans le traitement soigné du paysage regorgeant de détails ainsi que dans la minutie du rendu des matières comme les étoffes précieuses des Mages ou les pièces d’orfèvrerie. La palette de couleurs vives déploie une gamme de rouges qui harmonisent les différents panneaux. Des jaunes dorés y répondent, soulignant l’aspect fastueux des scènes, tempérés par les gris-bleus des architectures. Ce retable, probablement destiné à la dévotion privée d’un riche commanditaire, respire l’opulence. Pieter Coecke van Aelst (1502-1550) est un artiste flamand aux multiples talents, architecte, peintre, sculpteur, écrivain. Elève à Bruxelles de Van Orley, peintre officiel des Habsbourg, il entreprend un voyage en Italie entre 1521 et 1525 où il découvre les chefs-d’œuvre de l’Antiquité et se familiarise avec les idées de la Renaissance qu’il contribue à diffuser largement dans les Flandres. Il édite notamment une traduction en néerlandais du traité Sette libri dell’architetturade Serlio. En 1533, il visite même Constantinople et grave une série de planches sur le mode de vie des Turcs. Installé à Anvers, il dirige un atelier célèbre où l’on développe des activités aussi variées que la gravure, la sculpture, la peinture pour vitrail ou encore le dessin pour joaillerie ou tapisserie… Sa passion pour l’architecture se manifeste dans cette Adoration des Mages où piliers à l’antique et colonnes de porphyre structurent les scènes. Il peint ce thème à maintes reprises, variant chaque fois les compositions, comme l’attestent les versions du château d’Ecouen ou du musée des Beaux-Arts de Valenciennes.Read more

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TOM WESSELMANN - Maquette for still life with orange and tulip doodle

1987 Liquitex sur carton découpé signé et daté 87 en bas à droite. 65 x 71 cm. Provenance : Sidney Jannis Gallery, New York. Liquitex sur carton découpé signé et daté 87 en bas à droite. 65 x 71 cm. Provenance : Sidney Jannis Gallery, New York. Liquitex sur carton découpé signé et daté 87 en bas à droite. 65 x 71 cm. Provenance : Sidney Jannis Gallery, New York. Un trait de même épaisseur mais aux couleurs vives, variées, court à travers cette composition, tel un graffiti. Rouge pour dessiner les pétales d’une fleur, bleu pour représenter son vase, orange pour évoquer un fruit… le trait seul, coloré, cerne ici les formes d’une ligne claire, nette. Le volume, suggéré par le contour de chaque objet, peut aussi être signifié par une zébrure. Sur le fond, laissé en réserve, on distingue cependant l’ombre floutée de ce même trait, comme dédoublé. Il s’agit ici d’une nature morte avec vase, orange et cadre, disposés au premier plan sur une table. A l’arrière-plan, d’autres cadres sont accrochés au mur. Le traitement uniforme des objets, dont les contours se chevauchent, rend peu aisée la lecture de l’espace. Seules les couleurs permettent de déterminer les objets en séparant les formes les unes des autres. Le style graphique, épuré, est celui du croquis rapide avec ses techniques de crayonnage et de traits approximatifs presque aléatoires. Tom Wesselmann (1931-2004) est un peintre américain majeur du Pop Art. Ayant d’abord commencé des études en psychologie, il entame une carrière artistique en opposition avec la peinture abstraite ambiante. Admirateur de l’œuvre de Willem de Kooning et Robert Motherwell, il peint alors des sujets classiques, nus, natures mortes et portraits. Ainsi ces séries qui le rendront célèbre, Great American Nudeet Still Life, utilisant des techniques de collages et de juxtapositions. Cette intégration d’objets faisant référence à la société, à la publicité ou aux personnages historiques américains est à l’origine du Pop Art. Il expose à plusieurs reprises avec Roy Lichtenstein et Andy Warhol. En 1983, il s’intéresse à la découpe du métal qu’il peint, obtenant des lignes de dessins accrochables directement au mur, celui-ci faisant office de fond. Maquette for still life with orange and tulip doodle,est caractéristique de ce travail de découpe. Cette première ébauche nous permet de suivre l’acte de création de l’artiste couché sur le papier.Read more

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HUBERT ROBERT - La Promenade galante

vers 1775 Huile sur carton 23,5 x 30,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur carton 23,5 x 30,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur carton 23,5 x 30,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Dans ce parc aux épaisses frondaisons, des personnages évoluent par petits groupes, frêles silhouettes perdues dans l’immensité de la nature. Quelques arbustes plus sombres viennent rivaliser avec eux, ponctuant cette pelouse bordée de bosquets. Au fond de cette étendue, une statue sert de point de fuite à la perspective. Car ce parc est peint à l’instar d’une architecture comme le montre la ligne descendante des feuillages, à droite, qui tient lieu de ligne de fuite à cette « boite » végétale dont le fond se dessine sur un ciel nuageux. Si l’effet est rompu à gauche, au sol, des lignes de fuite bien réelles délimitent la pelouse convergeant vers la statue et le bouquet d’arbres au centre. Dans cette harmonie de verts et de bleus, les personnages sont des taches colorées, rouges, blanches, noires. Mais en seulement quelques coups de pinceaux, Robert arrive à leur donner la gestuelle de la conversation, qu’on imagine galante… Nous sommes au début du règne de Louis XVI et les parcs, lieux de sociabilité, changent d’aspect avec l’anglomanie et la recherche de plus de naturel dans leur agencement. Hubert Robert contribue à cette nouvelle mode des jardins anglais en dessinant celui d’Ermenonville ainsi que le Hameau de la reine à Versailles. Hubert Robert (1733-1808) est un peintre paysagiste français. Destiné à une carrière ecclésiastique, il développe de tels talents pour le dessin qu’il obtient d’étudier auprès de Slodtz. En 1754, il part pour Rome accompagnant l’ambassadeur de France où il reste onze ans. C’est alors la découverte de l’Antiquité, des ruines de Rome et de Pompéi. Il rencontre Piranèse dont les peintures d’architectures imaginaires l’impressionnent et Pannini qui invente le genre des caprices architecturaux, regroupant des monuments sur une même toile, dont Robert s’inspirera. De retour à Paris, il est reçu à l’Académie en 1766 avec un tableau de ruines. Peintre apprécié du roi pour lequel il exécute Les Principaux Monuments de Francemettant en valeur le patrimoine antique français, il reçoit différentes charges dont celles de dessinateur des jardins du roi et de garde des tableaux du Roi. Il participe à la commission du futur Museum élaborant des projets pour son installation dans la grande galerie du Louvre. Il collabore à la création du parc d’Ermenonville, premier jardin anglais en France, et à ce titre, Le parc à Ermenonville en constitue un précieux témoignage. On retrouve dans La Fontaine,au Louvre, une composition similaire, bien que plus dépouillée, avec cet arbre incliné au premier plan.Read more

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JEAN-BAPTISTE PATER - Scène galante dans un parc

vers 1725. Huile sur panneau. 37 x 42 cm. Certificat d’Eric Turquin Expertise. Huile sur panneau. 37 x 42 cm. Certificat d’Eric Turquin Expertise. Huile sur panneau. 37 x 42 cm. Certificat d’Eric Turquin Expertise. Cette assemblée d’aristocrates qui devisent en plein air pourrait aussi bien être dans un salon tant leurs poses délicates voire affectées semblent peu en prise avec la nature environnante. Assis sur un mobilier de fortune, ils se livrent au plaisir de la conversation et de la musique. L’homme de gauche, la main crânement posée sur sa canne, semble donner le ton puisque toutes les dames se retournent dans sa direction. Il tourne son buste vers sa voisine, qui lui répond dans une pose en miroir. Elle semble refuser ses avances. Autour d’elle, on observe, on écoute, tout en jouant, qui de la flûte qui de la vielle. Un enfant égaré dans ce monde d’adultes se tient au côté de la dame convoitée. Cette femme est le point de mire de la scène. La lumière semble émaner de sa somptueuse robe de soie blanche et rose aux reflets chatoyants. Autour d’elle, les couleurs des autres vêtements sont plus atones, pour la mettre en valeur. A ses pieds, sa compagne lui fait écho dans une robe bigarrée. Nous sommes à l’orée d’un bois. A gauche, une percée permet à l’œil de découvrir un paysage champêtre. Sous les frondaisons à droite, un groupe sculpté met en scène des putti langoureux offrant la réplique aux couples en contrebas et suggérant les ébats à venir. Cette scène nous transporte dans la société aristocratique et libertine de la Régence où les décors bucoliques servent d’écrin à des conversations galantes. La palette de couleurs suaves aux nuances subtiles joue avec les reflets lumineux. Le peintre excelle ici à rendre le miroitement des étoffes. Jean-Baptiste Pater (1695-1736) est un peintre rococo français. Formé auprès d’Antoine Watteau, il restera toute sa carrière sous son influence, tant pour le style que pour le choix de ses sujets. En 1725, il est en effet reçu à l’Académie comme peintre de fêtes galantes, genre spécialement conçu pour son maitre, après la mort duquel il terminera d’ailleurs certaines commandes. C’est de cette même année que date Scène galante dans un parcet Le Colin-Maillard.Si l’influence de Watteau est manifeste pour le premier, notamment dans le rendu irisé de la lumière, Pater semble s’en affranchir dans le second. Sa palette de couleurs est en effet plus soutenue, avec des teintes presque acidulées. La composition plus éclatée empreinte d’une théâtralité étrangère à Watteau fait clairement référence au théâtre italien alors très en vogue chez les peintres. Le grand siècle et sa peinture sérieuse a fait place à des thèmes plus galants avec la Régence. La société, libérée du carcan de la cour, s’adonne à des jeux dont les peintres nous font l’écho au point de créer ce nouveau genre des « fêtes galantes », adaptant la scène de genre aux mœurs aristocratiques. Cet art de galanterie qui se répand dans l’Europe du Siècle des Lumières, trouve en Pater un brillant émissaire dont l’un des principaux clients est l’empereur Frédéric II de Prusse.Read more

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PAUL SIGNAC - Saint Briac, de ma fenêtre

1865 Huile sur toile signée en bas à gauche. 65 x 45 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Paul Signac. Huile sur toile signée en bas à gauche. 65 x 45 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Paul Signac. Huile sur toile signée en bas à gauche. 65 x 45 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Paul Signac. Depuis une vue plongeante, on surplombe une cour fermée jouxtant un jardin, à gauche. Au loin, au-delà de champs et de haies, on devine la découpe arrondie d’une côte ; on imagine la mer en contrebas. Au tout premier plan, un parapet bordé de part et d’autres de plantes, nous explicite ce point de vue. Signac peint depuis ce promontoire qu’il ne cherche pas à nous dissimuler. Son orientation oblique le rend encore plus présent et appuie ce cadrage photographique. Le titre déjà nous révélait son intention : montrer un point de vue à un moment donné, comme pour le fixer à jamais. Pour autant, la démarche reste atemporelle car pas un personnage ni même un détail significatif ne viennent trahir une époque. Le traitement du paysage est une juxtaposition de petites touches colorées dans une gamme pastel, douce et lumineuse, où dominent les roses, les mauves et les bleus pâles. Au fur et à mesure que le regard s’enfonce dans le paysage, les couleurs s’atténuent au point de presque se fondre avec le ciel pommelé. Les verts des feuillages du premier plan sont en revanche plus nets car plus proches. Ce rendu d’une perspective atmosphérique par la fragmentation des couleurs témoignent d’une observation poussée de la nature et des recherches formelles de Signac qui l’ont amené au pointillisme. Paul Signac (1863-1935) est un peintre français à l’origine du pointillisme avec Georges Seurat. A l’âge de 17 ans, il décide de devenir peintre et loue un atelier à Montmartre. Refusant l’apprentissage de la peinture au travers d’écoles, il fréquente l’atelier d’Emile Blin et se perfectionne seul, influencé par les impressionnistes. Il se lie d’amitié avec Seurat en 1883 et fonde avec lui et Pissarro, le groupe des « impressionnistes dits scientifiques » cherchant à rationaliser leur approche chromatique de la peinture. Ils élaborent une technique qualifiée de « divisionniste » consistant à fragmenter les couleurs en points, qui les conduira au pointillisme. La mort de Seurat en 1891, laisse Signac désemparé. Il voyage alors à travers la France, peint les côtes normandes et bretonnes comme ici ce Saint Briac, de ma fenêtrequi date de cette période nomade. Puis il se fixe à Saint-Tropez qui devient un lieu de passage d’artistes très divers de Matisse à Maurice Denis. Coloriste passionné, ces paysages offrent une palette de plus en libre qui définiront son style et dont perçoit déjà la marque dans cette toile bretonne.Read more

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JEAN-HONORÉ FRAGONARD - La petite jardinière

vers 1750 -1760. Huile sur toile signée et monogrammée à droite. 98 x 85 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile signée et monogrammée à droite. 98 x 85 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile signée et monogrammée à droite. 98 x 85 cm. Certificat de René Millet Expertise. Assise au milieu d’un paysage bucolique, une fillette confortablement installée sur un talus, cueille une fleur qu’elle s’apprête à disposer dans une corbeille d’osier. Son attention est attirée ailleurs comme si elle était témoin d’une scène au-delà du cadre. Cette enfant, âgée de cinq ou six ans, est habillée comme une adulte, avec une robe à la française au corsage à large décolleté. Un chapeau de paille, rejeté en arrière, semble l’auréoler. Entre angelot et putto, la fillette appartient à un monde de l’enfance idéalisé qui vient agrémenter les scènes galantes de leurs ainés. Cette demoiselle doit probablement avoir un chérubin en pendant pour lui donner la réplique. Le format ovale de l’œuvre laisse envisager un panneau s’insérant dans le décor d’un salon. Les couleurs vives et chaudes de la robe sont rehaussées par la gamme plus pastel de la végétation qui l’entoure. Le bleu du ciel, parsemé de nuages blancs, prend des allures plus décoratives qu’atmosphériques. Tout est harmonieux et équilibré, de l’arbre incliné à l’arrière-plan qui répond au balancement de l’enfant, jusqu’à la forme arrondie de sa robe qui s’enchâsse dans l’ovale du cadre. Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) est un peintre majeur du XVIIIème siècle. Formé dans l’atelier de François Boucher, Fragonard s’initie au style rococo du maitre. Prix de Rome à 20 ans, il part en Italie en compagnie d’Hubert Robert et y découvre la peinture virtuose de Tiepolo. En 1765, il est reçu à l’Académie comme peintre d’histoire mais quitte ce grand genre pour se consacrer à une peinture plus galante voire érotique, plus en phase avec les goûts de la cour de Louis XV. La légèreté de sa touche, qui sait saisir l’instant fugace d’un regard ou d’un baiser, est toujours empreinte d’élégance et de retenue comme en témoigne la Coquette fixée.A la frivolité du sujet, s’ajoute une candeur, soulignée par des couleurs pastel. Les personnages, jamais grivois, incarnent plutôt l’innocence d’une enfance toujours latente. La Petite jardinièreappartient encore à cet âge tendre, spectatrice avant d’être bientôt actrice. Les paysages bucoliques aux verts tendres, parsemés de fleurettes, servent souvent d’écrin à ces idylles éphémères. Cette peinture de l’intime, destinée aux appartements privés, est très en vogue au milieu du XVIIIe s., fort appréciée du roi et d’une aristocratie libertine. Ces petits formats aux tonalités suaves siéent à merveille aux alcôves pour lesquelles elles sont destinées.Read more

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EUGÈNE BOUDIN - Laveuses au bord de la Touques (paire)

vers 1885 -1890 Huile sur panneau signée en bas à droite. 22 x 33 cm. Ces oeuvres sont reproduite dans le Tome III du livre de Robert Schmit Huile sur panneau signée en bas à droite. 22 x 33 cm. Ces oeuvres sont reproduite dans le Tome III du livre de Robert Schmit Huile sur panneau signée en bas à droite. 22 x 33 cm. Ces oeuvres sont reproduite dans le Tome III du livre de Robert Schmit Huile sur panneau signée en bas à droite. 22 x 33 cm. Ces oeuvres sont reproduite dans le Tome III du livre de Robert Schmit Ces deux tableaux, en pendant, se répondent quasi symétriquement dessinant les deux pans d’un arc de cercle qui, accolés, dessineraient la boucle d’une rivière, la Touques. Cette rivière, dont les berges évoquent le front de mer, occupe chaque fois la majeure partie de la toile ; on aperçoit, mince bande de terre, la rive opposée en arrière-plan à travers laquelle disparait le cours d’eau. A l’horizon, la même bande étroite de ciel se prolonge dans les deux toiles. Les personnages, des femmes occupées à laver dans la rivière des vêtements répartis autour d’elles, sont centrés au premier plan. Nous tournant le dos, indifférentes à la présence du peintre, ces laveuses nous font entrer dans la composition. Notre regard s’y arrête un instant avant d’être guidé dans le lointain par le tracé des rives de la Touques. Jouant avec l’équilibre des masses, Boudin répartit ces femmes tantôt groupées au premier plan, tantôt plus éloignées isolant un personnage au premier plan, comme point d’entrée dans l’œuvre. A cette succession des figures, s’ajoutent les procédés de la perspective atmosphérique, où le dégradé des couleurs accentue l’effet de profondeur. Cette harmonie chromatique où dominent les bleus délavés et les ocres, est ravivée par les notes franches et saturées des laveuses et des vêtements épars au premier plan.Read more

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